Grèce: Tsipras, l’amateur Grec.

Après des années de crises, la Grèce n’avait surtout pas besoin d’un premier ministre immature, issu d’une gauche radicale plus habitué aux combats de rue anti capitalistes, qu’aux négociations au plus haut niveaux avec des partenaires économiques. Nous venons d’assister à une semaine de folie, prouvant d’une totale incompétence de la part de Monsieur Tsipras et de son équipe, quittant une table de négociation en pleine séance, organisant à la va vite un référendum extrêmement flou, autant sur la question posé que sur son but fondamental, empêchant, dans une logique à la limite de l’autoritarisme, son peule d’accéder à son argent, soufflant le chaud et le froid, annonçant des réformes tout en étant incapable de les prendre, le tout en fustigeant ses partenaires de reproches en tous genres, en particulier l’Allemagne sur son histoire passé… c’est tout simplement pathétique !

Et pourtant des réformes fondamentales Tsipras pourrait en prendre immédiatement, en retirant par exemple les avantages donner aux armateurs, récupérant d’entré quelque millions d’euros. Il aurait aussi pu prendre les réformes nécessaires à faire cesser définitivement une corruption installé depuis toujours dans ce pays, prendre les décisions capables de mettre fin au clientélisme, ouvrant à des faveurs arbitraires coutant chère au pays. Et même sans cela, Tsipras aurait pu en trois mois de temps, démontré à l’Europe qu’il était possible de faire évoluer une nation sur d’autres concepts politiques et économiques, en étant force de propositions via des innovations utiles à tous, sortant à la fois la Grèce de ses dettes, tout en se passant de nouveaux emprunts, le tout en sortant des sentiers battus, des habitudes et logiques des politiques d’austérités.

Autant j’ai toujours défendu la Grèce dans le pillage qu’elle a subis durant des années de la part des banquiers internationaux, autant je ne peux soutenir une telle quantité d’incompétences politiques et diplomatiques. Il ne fallait de toutes façon pas s’attendre à mieux de la part de radicaux de gauche, prouvant s’il en était encore utile de leurs immaturités et amateurismes, leurs visions du pouvoir étant tout simplement ringarde, n’ayant plus sa place dans un monde moderne. Et c’est pourtant ce genre d’incompétences que proposent ici en France les radicaux de gauche, Mélenchon en tête, mélangeant politique et révolution, obsolescence et évolution, braillement et action réelles.

La Grèce ne peut et ne doit jamais sortir de l’Union Européenne, mais l’EU ne peut et ne doit pas non plus rester si technocrate, devant aussi savoir-faire de la politique, redonner aux citoyennes et aux nations Européennes la force d’une démocratie et d’une liberté volé par une ligue Néo Libérale autocrate, sachant elle très bien ce qu’elle fait, et les raisons pour lesquelles elles le fait. Ces derniers jours de crises, prouvent combien l’union Européenne et fragile et distordu, ayant besoin à la fois d’équilibres et de sagesses, les radicaux, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’en étant dans tous les cas pas l’avenir.

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